jeudi 4 juin 2009
SODOME ET GOMORRHE La Fête (suite) p 100
Pour la première fois le lecteur découvre les sentiments réels d´amitié et d´affection que Swann éveille auprès du Duc et de la Duchesse des Guermantes. Admiré pour sa culture et son bon goût, appelé Charles et non Swann par Oriane, apprécié par le Duc pour le raffinement de son esprit et de son intelligence, recherché par les personnalités pour sa connaissance de l´art, il nous apparaît comme un être sentimentalement important dans la vie de ce couple qui souffre véritablement de le savoir Dreyfusard et de se sentir trahi par quelqu´un qu´il avait été ravie d´adhéré à sa caste, dépassant tous ses préjugés sur les juifs. Il est indéniable que Swann personnifie les valeurs nobles, le niveau d´éducation et l´esprit qu´il faut pour nourrir les salons de ces aristocrates, lieux de rencontre assez superficiels durant lesquels, seul les talents du verbe et de l´intellect, du savoir vivre selon les codes sociaux, pouvaient apporter une raison d´être. Un autre aspect essentiel de cette magnifique description est celui de l´esthétique, tout aussi important, d´autant plus que Proust étant homosexuel en est très sensible, ainsi que ses personnages, homosexuels eux aussi, et tout aussi fervents à la beauté. Tel est le cas de Charlus fasciné par la beauté de Mme de Surgis-le-Duc, ou bien l´affirmation du héros "Je compter me débarasser aux côtés d´Albertine....des regrets que ne me manquerez pas de laisser bien des visages charmants (car c´était aussi bien une soirée de jeunes filles..." p.46 Ainsi que toutes les descriptions peignant la beauté, aussi légère soit-elle, c´est une forme profonde de réflexion sur les riches gens et une des caratérisitiques de leur forme de vie. LES ÉLÈVES
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L’affaire Dreyfus a pour origine une erreur judiciaire sur fond d’espionnage et d'antisémitisme, dont la victime est le capitaine Alfred Dreyfus (1859-1935), français et alsacien d'origine, et Juif. Cette affaire a bouleversé la société française pendant douze ans, de 1894 à 1906.
RépondreSupprimerLa révélation de ce scandale, dans « J'Accuse…! », un article d’Émile Zola en 1898, provoque une succession de crises politiques et sociales uniques en France. À son paroxysme en 1899, elle révèle les clivages de la France de la Troisième République. Elle divise profondément et durablement les Français en deux camps opposés, dreyfusards et anti-dreyfusards. Cette affaire est le symbole moderne et universel de l'iniquité au nom de la raison d'État. Enfin, elle suscite de très violentes polémiques nationalistes et antisémites diffusées par une presse influente.
C´est Marie Charles Ferdinand Walsin Esterházy (16 décembre 1847 - 21 mai 1923) était un officier français, commandant dans le 74e régiment d'infanterie de ligne, dont la trahison a été à l'origine de l'affaire Dreyfus.
Les conséquences de cette affaire sont innombrables et touchent tous les aspects de la vie publique française : politique (elle consacre le triomphe de la IIIe République, dont elle devient un mythe fondateur tout en renouvelant le nationalisme), militaire, religieux (elle ralentit la réforme du catholicisme français, ainsi que l'intégration républicaine des catholiques), social, juridique, médiatique, diplomatique et culturel (c'est à l'occasion de l'affaire que le terme d'intellectuel est forgé). L'affaire a également un impact international sur le mouvement sioniste au travers d'un de ses pères fondateurs : Théodore Herzl et de par l'émoi que ses manifestations antisémites vont provoquer au sein des communautés juives d'Europe centrale et occidentale.
Palamède XV, baron de Charlus, prince d'Agrigente, descendant des Condé, est aussi « Duc de Brabant, Damoiseau de Montargis, Prince d'Oléron, de Carency, de Viareggio et des Dunes » (Sodome et Gomorrhe II, p.106). Il est de la famille des Ducs de Guermantes, dont les membres parcourent à de multiples reprises les pages de La Recherche.
RépondreSupprimerM. de Charlus est:
- frère de Basin, le duc de Guermantes
- frère de la comtesse Marie-Aymard de Marsantes, la mère de Robert de Saint-Loup
- cousin de Gilbert, le prince de Guermantes
- neveu de Mme de Villeparisis
- cousin du Roi du Hanovre
Les différents titres de noblesse en France
RépondreSupprimerAncien régime
Durant l'Ancien Régime, le roi est à la tête du système. Il a des vassaux qui lui doivent fidélité et ont fait vœu d'allégeance. À l'origine, il n'y avait pas de hiérarchie parmi les titres – excepté le vicomte qui est un « vice-comte ». Celle-ci est apparue à la fin du XVIe siècle. Il faut de plus faire la différence entre les titres, qui sont attachés à la terre, et les rangs (prince, chevalier et écuyer) attachés à la personne. Ainsi, pour devenir comte, le noble doit posséder une seigneurie érigée en comté ; s'il la vend, il perd dès lors son titre de comte. La situation se complique lorsque l'on estime le cas des roturiers possédant un fief de dignité, c'est-à-dire une seigneurie titrée (baronnie, vicomté, comté, marquisat). Ces roturiers ne peuvent se parer du titre attaché à la seigneurie, et ne peuvent être que « sieur de la baronnie de... ». À l'inverse, les nobles, c'est-à-dire ceux qui jouissent du rang de chevalier ou d'écuyer, prennent le titre attaché à leur seigneurie.
Attaché à une terre, le titre de noblesse d'Ancien Régime s'articule souvent par une particule au nom de cette terre. Au Moyen Âge, l'adoubement était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi. Tout homme de bonne naissance, autrement dit riche et descendant de suzerains, après avoir été page puis écuyer pouvait devenir chevalier. En France, le pouvoir d'anoblir a d'abord appartenu à tous les seigneurs qui pouvaient armer des chevaliers, à partir du XVe siècle uniquement réservé au roi. Elle constituait l'un des deux ordres privilégiés, après celui du Clergé. Ses membres avaient l'obligation d'occuper un certain nombre d'emplois onéreux (armée, magistrature, haute administration, arts libéraux), et l'interdiction d'exercer des professions lucratives (commerce, artisanat, banque).
Princes du sang, c'est-à-dire membres de la famille royale
- Duc
- Marquis
- Comte
- Vidame
- Vicomte
- Baron
- Chevalier
- Écuyer
Noblesse d'Empire
La Révolution française abolit le régime féodal et donc, de facto, les titres de noblesse de l'Ancien Régime. Napoléon Ier institua une nouvelle noblesse. Les titres y furent personnels, c'est-à-dire attachés à la personne et à sa descendance, mais il fallait pour les rendre héréditaires constituer un majorat avec des revenus assurés aux éventuels héritiers. À la différence de l'Ancien Régime, cette noblesse ne jouissait pas de privilège et les titres ne sont plus qu'une distinction.
Détachés du lien à la terre, les titres d'Empire peuvent donc être accolés directement au patronyme sans particule : Baron Mourre
- Prince
- Duc
- Comte
- Baron
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
RépondreSupprimerA propos de l'adoubement d'un chevalier, voici comment commence le récit de celui du seigneur de Caumont au Saint-Sépulcre de Jérusalem en 1419 :
RépondreSupprimer"Je demeurai toute la nuit devant le Saint-Sépulcre et je me confessai. Quand vint le lendemain qui était un samedi, le huitième jour du mois de juillet 1419, j’entrai dans cette chapelle,..."
Le texte complet se trouve ici :
http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-nomper-de-caumont.php#010